Festival de Fribourg 2016 : les lauréats du blog sont connus !

Logo_FIFF_2016La 30e édition du Festival international de films de Fribourg se tenait du 11 au 19 mars 2016. Vous êtes élève, étudiant, apprenti, personne en formation et avez assisté à l’une ou l’autre projection ? Nous vous proposions de déposer sur ce blog un texte critique d’environ 1500-2000 signes. Cette initiative était mise sur pied par Planète Cinéma (FIFF) et l’unité Médias du secrétariat général de la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP).

Cette année, 57 textes sur 13 films différents nous sont parvenus. Bravo et très grand merci à tous les rédacteurs ! Après examen de ces textes, un jury formé de représentants des deux instances organisatrices, a distingué les auteurs suivants :

Eva Barras recevra 5 entrées au FIFF 2017 pour son texte sur le film Mary Kom.

Dominique Overney recevra  5 entrées au FIFF 2017 pour son texte sur le film Dukhtar.

Lionel Ayer recevra deux places de cinéma pour son texte sur le film Iceberg.

Theoda Robertini recevra deux places de cinéma pour son texte sur le film Mary Kom.

Margot Scyboz recevra deux places pour son texte sur le film Incident Light.

Mathieu Charpié, Caroline Aeschbacher, Mireille Gilliéron, Aurélie Acebedo, Amélie Gyger, Camille Nadig et Caroline Schmidt recevront deux places de cinéma chacun pour leur texte collectif sur le film Madonna.

A l’année prochaine pour un nouveau round critique !…

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FIFF : Femmes Influentes Fortes et Féroces

Étudiantes à la Haute Ecole de Travail Social de Fribourg, nous avons eu l’honneur de participer à ce Festival International de Film de Fribourg. Lors de ces journées, 2 films nous ont été sélectionnés par l’école : Madonna et Boxing for Freedom. Par la suite, nous avons eu le privilège de recevoir un abonnement journalier pour le lundi 14 mars où nous étions libres de découvrir d’autres films.

Femmes influentes
BoxingforFreedomDans cette catégorie, nous avons placé le film Boxing For Freedom parce que selon nous, Sadaf Rahimi, la figure principale, essaie d’influencer l’opinion publique à propos de la condition des femmes afghanes, au niveau national comme international. Cette influence se caractérise à travers sa passion, la boxe, un sport peu commun et surtout chez les femmes. Malgré les insultes et les pressions sociales venant du voisinage, du président, et de la fédération de boxe, elle a eu le privilège de participer à des compétitions hors frontières. C’est pour ce fait que nous l’avons classé dans la catégorie « Femmes influentes ».

Femmes fortes
Le film de Madonna illustre pour nous l’image d’une femme forte, à travers les différentes péripéties que les deux femmes, Mina dite Madonna et Hae-Rim son infirmière, ont subi. Le combat que mène Mina au quotidien pour exister puis faire exister son enfant, démontre sa force physique et psychologique. Nous l’avons observé à travers les coups encaissés et les sacrifices endurés. Pour Hae-Rim, sa force se caractérise par le combat acharné qu’elle mène pour sauver Mina et son enfant au détriment de ses supérieurs ; elle ira même jusqu’à commettre un meurtre.

Femmes féroces
Le résumé et l’affiche étant accrocheur, nous avons choisi de visionner Dukhtar. Nous caractérisons Allah Rakhi, la maman de Zainab, comme étant une femme féroce due à sa détermination pour sauver sa fille d’un mariage forcé. Elle va à l’encontre des lois instaurées dans son pays, s’enfuit et met plusieurs vies en danger. Ce film a été pour nous le plus prenant car c’est celui auquel nous avons pu le mieux nous identifier. Sa lutte au quotidien démontre le courage que peut avoir une mère quant à la protection et la sécurité de ses enfants. Nous avons trouvé dans ce film des similitudes avec le film Jamais sans ma fille qui auraient pu lui aussi de par sa thématique faire partie du FIFF.

En ce qui concerne le travail social, nous pouvons dire que ces films nous ont enrichis et nous permettrons de mieux comprendre certaines situations. En effet, nous aurons l’occasion d’être confrontées lors de nos futures professions à des situations semblables où nous devrons puiser dans nos ressources professionnelles et personnelles face à la violence domestique mais surtout face à la position de la femme dans d’autres cultures.

Esposito Lucia, Da Silva Vanessa, Santos Barbosa Cristina, Raboud Marielle, Pinho Ruivo Andrea, HETS-FR

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“Madonna”, de Shin Su-Won (2015)

Madonna2

Lors des deux journées organisées par la HETS-FR au Festival International de Films de Fribourg, nous avons eu l’occasion de visionner quelques films dont Madonna. Ce film parle d’une aide-soignante de la Corée du Sud qui arrive dans un hôpital pour des riches personnes agonisantes. Une jeune femme enceinte sans identité est amenée à l’hôpital. Le fils du directeur veut la sacrifier afin de maintenir son père en vie par un don de cœur. Dans l’optique d’obtenir l’accord de la famille de l’inconnue, Hae-Rim, l’aide-soignante, doit retrouver la famille de Madonna, la jeune femme enceinte.

L’histoire évoque un problème actuel : la hiérarchie des classes, la place de la femme dans la société. Nous avons été surprises de découvrir à quel point les droits de la femme étaient non-reconnus. Nous avons été choquées par la démonstration de pouvoir des personnes riches face aux autres. De quel droit le fils du directeur peut-il forcer un médecin à mettre en doute son diagnostic pour se contenter? Nous pensons que l’auteure avait pour but de démontrer que l’argent corrompt tout le monde. Le pouvoir de l’argent est aussi retranscrit à travers l’égoïsme du fils du directeur. Celui-ci maintient son père en vie depuis plus de 10 ans car il sait qu’il n’est pas le destinataire de son héritage, de ce fait il peut garder l’argent. Il utilise même la manipulation pour expliquer la raison du maintien en vie de son père ; l’hôpital devra fermer s’il n’y a plus de financement.

Ce besoin d’argent est aussi visible dans la classe défavorisée. La personne qui recrute les prostituées demande un certain quota à remplir. Cela s’illustre dans un passage qui met en scène Madonna et un client non-satisfait par sa première professionnelle du sexe. La « proxénète » enferme le client dans la chambre de Madonna, enceinte, pour pouvoir récupérer son argent.

Nous avons trouvé ce film poignant, de par sa non-censure des images : à travers les scènes de viol, de contraintes sexuelles, de violence physique, de maltraitance psychologique et d’humiliation. Une des scènes qui nous a particulièrement scandalisée et écœurée est celle du premier viol durant lequel elle perd sa virginité et tombe enceinte. Nous pouvons donc faire un lien avec la condition de la femme dans la société et plus particulièrement en Corée du Sud. Durant tout le long métrage, nous remarquons que tous les métiers les plus prestigieux sont occupés par des hommes, tandis que les femmes sont réduites à des métiers inférieurs supervisés par un homme.

Ce qui nous a surpris est l’impassibilité faciale des acteurs mais qui ont tout de même transmis des émotions fortes. Ce ressenti peut être expliqué par la différence culturelle. Pour nous, leurs expressions faciales ne sont pas visibles alors qu’entre eux ils les décèlent et vice-versa. En tant que futures travailleuses sociales nous nous rendons compte de l’importance des codes afin d’avoir une communication optimale. Avec l’interculturalité nous serons de plus en plus confrontées à des personnes qui n’ont pas la même culture que nous, donc pas les mêmes codes.

Malgré la dureté du film, nous l’avons apprécié et le recommandons. Il nous a permis une prise de conscience sur des thématiques universelles. Nous avons traité les thématiques principales que nous avons décelées. Cependant, chacun d’entre nous portera un regard et un jugement différent sur cette œuvre.

Ana Barata, Justine Geissbühler, Mégane Brügger, Alexandra Voëlin, Lauriane Waeber, Inês Moreira, Alexandra Bosson, HETS-FR

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“Madonna”, de Shin Su-Won (2015)

Madonna3

“Hye-rim, 35 ans, trouve un travail à l’hôpital comme aide-soignante d’un riche patient quadriplégique qui possède pratiquement l’hôpital. Pendant dix ans, Sang-woo, le fils de ce patient VIP, a désespérément tenté de maintenir son père en vie pour l’argent et a ordonné aux docteurs plusieurs greffes de coeur malgré des insuffisances cardiaques à répétitions. A la recherche d’un nouveau coeur, Sang-woo choisi une patiente anonyme aux urgences en état de mort cérébrale pour qu’elle soit donneuse. Il demande à Hye-rim d’enquêter. Celle-ci découvre que la femme connue sous le nom de Madonna, est une ancienne prostituée qui a connu une vie de maltraitance et qui est enceinte. En tentant de sauver le bébé, Hye-rim désobéit aux ordres de Sang-woo et se met à la recherche du père de l’enfant. “ (Fiche pédagogique HETS-FR  » Madonna  » pour le FIFF, le 15.03.16)

Emotions, sentiments provoqués chez le spectateur

Le spectateur peut être choqué par certaines scènes et la dureté de la réalité. Celles-ci le poussent à se remettre en question par rapport à la position qu’il pourrait avoir dans une situation qui dépasse son imagination.

Un sentiment d’injustice peut se faire ressentir chez le spectateur. Celui-ci peut se présenter à différents moments du film. Notamment lorsqu’il apprend qu’un homme peut enlever la vie d’un autre sans se salir les mains grâce au pouvoir de l’argent et quand une femme garde le silence, car sa classe sociale, son statut social et salarial l’emprisonne dans la peur.

Une injustice se dégage aussi au niveau de l’image que ce film porte sur l’homme et la femme. Tout au long du long-métrage, nous avons le sentiment que la femme est un objet servant à assouvir les désirs de l’homme. On voit ici un homme fort, riche et puissant qui met à genoux une femme faible et belle. On peut également être surpris par l’individualisme que ce film met en relief au sein de cette société. Les personnages paraissent dépourvus de toutes possibilités à trouver de l’aide, du soutien. Mais, en tant que spectateur, une envie de révolte et un désespoir nous poussent à vouloir crier à leur place pour que leur situation évolue.

Techniques de réalisation du film

Ce film a été tourné sur des longues prises de vues se centrant sur les visages et ce qu’ils expriment. Nous pouvons aussi remarquer que le peu de dialogues accentue notre attention sur les images violentes et choquantes de viol, de tristesse et de solitude. Ainsi, nous vivons le film dans la transmission des émotions que les personnages ressentent.

Thématiques apportées à la cause de la femme

Le film montre, à travers la thématique de la violence faite aux femmes dans notre société mais plus particulièrement en Corée du Sud, la discrimination liée au genre. Les hommes sont valorisés et représentés comme dominant de la femme qui elle subit tous les désirs et les ordres de ceux-ci. Les femmes sont représentées comme des personnes sans caractère, sans esprit de révolte, obéissantes et faibles.

Selon nous, ce film peut provoquer une catégorisation sociale qui amène à des stéréotypes et des préjugés sur le comportement de la gente masculine et féminine en Corée du Sud. Les hommes paraissent uniquement comme mauvais, violents et supérieurs aux femmes, alors que ce n’est pas forcément le cas comme le jeune médecin qui souhaite sauver la vie de la femme enceinte. De plus, en tant que femme, cela nous amène presque à haïr les hommes dans leur généralité. En outre, la gente féminine est perçue tels des objets, des poupées, des soumises, mais se battent pour la survie de leurs enfants (surtout la jeune femme enceinte, Mina).

La deuxième grande thématique est la dominance de la classe sociale riche sur la pauvre dans Madonna. Nous pouvons constater le pouvoir que la richesse à sur les personnes dites inférieures. Le fils du directeur de l’hôpital a le plein pouvoir dû à la fortune que détient son père sur toutes les personnes avec un compte en banque moins garnit. Nous pouvons constater qu’il mène les médecins, les infirmiers-ères, les aide-soignants-es selon ses envies. Lorsque le fils désire un nouvel organe pour son père, il arrive à l’avoir, car autrui n’a rien à dire. Pour appuyer ces propos, nous pouvons voir à un moment donné que la peur de perdre son père n’est pas qu’influencé par l’affect qu’il porte pour lui, mais surtout pour son argent. Car l’infortune est en soit une perte d’identité et de pouvoir. Ce fait est clairement explicité dans ce film et la valeur humaine n’a que peu de place et d’importance.

Prise de position en travail social

Au travers de nos regards de travailleurs sociaux en formation, ce film nous a permis de prendre conscience de toutes ces thématiques mais aussi des différences culturelles entre notre société occidentale et celle (Sud-Coréenne) présentée dans le film. Dans nos futurs professionnels, nous nous devons de ne pas oublier ces différences liées à la culture, aux valeurs et aux normes. Notamment lors de travail avec des migrants, qui ont besoin de faire un effort d’adaptation et d’intégration. Le vécu ainsi que le contexte social constituent un point important dans la construction de la personne.

Mathieu Charpié, Caroline Aeschbacher, Mireille Gilliéron, Aurélie Acebedo, Amélie Gyger, Camille Nadig, Caroline Schmidt, HETS-FR

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“Hair”, de Mahmoud Ghaffari

Hair

La communication est le fil conducteur de Hair. Ce film de long-métrage, réalisé par Mahmoud Ghaffari, met en scène l’histoire de trois jeunes filles championnes de karaté. Ces filles sont liées par un lien que tout le monde ne peut pas comprendre, elles sont sourdes et muettes. Le réalisateur a mis cet aspect au cœur du film. Il a remplacé leur voix par des sons tel que « bahh-bah-bah » et beaucoup de gesticulations.

Elles ont pour seul but de participer au championnat du monde en Allemagne. Avec leur détermination et leur passion, elles vont se battre jusqu’au bout pour pouvoir quitter l’Iran pour rejoindre l’Allemagne. Cependant, le fait qu’elles n’arrivent pas à s’exprimer librement comme une personne «normale» est une chose difficile. Elles veulent dire plein de choses mais sont bloquées au niveau du langage. Mais toutefois elles le surmontent bien en écrivant.

Cependant, la seule chose qui les fait reculer est la pratique de la religion musulmane. Ces filles ne doivent pas être vues les cheveux découverts. Mais il n’y a pas que cela, leur cou ne doit pas aussi être vu. Les filles ne comprennent pas pourquoi. Elles cherchent tous les moyens pour y parvenir. Cependant, leurs efforts sont vains. Il n’y a aucune possibilité. L’Iran ne veut pas perdre la face par rapport aux autres pays. Même s’il change d’avis, l’idée que les autres pays vont se faire d’eux est encrée. Une des filles se révolte à cette situation. Elle éclate de rage mais y croit toujours avant de se rendre compte qu’elle n’y peut rien face à cette mentalité. Celle-ci extériorise ses sentiments qui étaient enfuis tout au long de cette histoire. Elle se coupe les cheveux d’où le titre (« cheveux »  en anglais). Elle veut ressembler aux hommes qui n’ont pas toutes ces restrictions.

Ce film se termine avec un gros plan de sa tête. Elle a le crâne rasé et plus rien à cacher. Cependant, elle n’a toujours pas la possibilité de partir.

Apina Rajendran, 1S1 , ECGF

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“Mary Kom”, d’Omung Kumar

MaryKomLe personnage de Mary Kom, la boxeuse, est très bien écrit et travaillé, il est profond, on s’identife et compatit réellement avec lui. De plus, l’actrice, Priyanka Chopra, joue bien, avec beaucoup d’émotions : on s’attache facilement à Mary Kom. Pour ma part, je trouve que la relation entre l’entraîneur de la boxeuse et celle-ci est bien faite mais que l’entraîneur lui-même n’est pas assez développé, on ne connait que rarement ses sentiments et on ne le connait que très peu. Si l’un des buts du film est de proposer un personnage principal féminin, boxeuse en plus, pour ainsi rompre le cliché, ce film est rempli d’autres clichés cinématographiques : on peut facilement deviner à l’avance quel combat elle gagne et lequel elle perd. On sait comment va se finir sa relation avec son « ami » qui vient la voir combattre. On sait qu’elle va se réconcilier avec son père et qu’elle va devoir à nouveau s’entraîner avec son maître. Et pour finir, un « happy ending » trop grand à mon goût. Pour conclure, j’ai aimé ce film malgré ses clichés, ses violons dans les scènes tristes. C’est un bon film qui m’a fait passer un bon moment.

Alexander Gomez, 3b, CO de Jolimont

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“Iceberg”, de Juliana Gomez

Iceberg1

Avant la représentation, le directeur du FIFF est venu présenter la réalisatrice du film. Elle s’appelle Juliana, une jeune femme vénézuélienne qui a pu faire ses études de cinéma à Cuba. Dans la session de remise de prix, elle a remercié les trois fondateurs de cette école.

Ce film de 27 minutes raconte l’histoire d’une vieille femme d’environ 60 ans qui vit sur l’île de Cuba. Son prénom est Teresa mais la plupart des gens l’appellent Tere. Elle part chaque matin pêcher sur un sac de riz rempli d’air, en ramant avec ses tongs et en emportant sa chienne Diana avec elle.

Entre la pêche qui est mauvaise et sa petite-fille Maria dont elle doit s’occuper, on ne peut pas dire que la vie est facile pour cette dame. Sa petite-fille, qui a environ 10 ans, doit prendre un bateau pour se rendre à ses cours, on peut voir que Teresa reste longtemps au port voir le bateau s’éloigner, toujours dans l’espoir que sa propre fille arrive.

On ressent dans ce film beaucoup de tristesse et de solitude, c’est pour ça qu’il s’appelle ‘’Iceberg’’ je pense, Teresa va chaque jour sur la tombe de sa mère pour implorer son esprit de protéger sa petite-fille et ses amis. On peut aussi voir beaucoup d’amour, pour Maria et pour sa chienne, que malgré la pauvreté, elle continue de nourrir. Il y a une grande solidarité entre ces habitants.

Il y a aussi un rare moment de joie, on la voit avec des amis chanter, danser et boire sur une terrasse. On voit que c’est une femme forte et qui a toujours su se débrouiller.

J’ai beaucoup apprécié le film car je suis allé moi-même cet été à Cuba et j’ai pu constater que le film montre très bien la pauvreté des gens qui se partagent le peu qui rentre sur cette île encore communiste aujourd’hui. C’est un peu un iceberg au milieu du monde, les gens se débrouillent comme ils peuvent, comme Teresa qui pêche sur deux sacs de riz

Ayer Lionel 1S1, ECGF

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