Les lauréats 2018 de notre blog sont connus !

Les films projetés aux séances scolaires de Planète Cinéma suscitent la discussion et le débat. Ils bousculent certaines représentations et mettent des émotions en mouvement. En fin de la scolarité obligatoire et au-delà, les élèves devraient être capables de porter une analyse personnelle étayée sur les représentations proposées dans un long métrage et pouvoir déterminer les intentions des auteurs.

Ce blog de Planète Cinéma est une plateforme d’échange de points de vue pour les rédacteurs et rédactrices critiques en herbe. Comme lors des précédentes éditions du FIFF, nous invitions les élèves, étudiants et personnes en formation à proposer leurs textes critiques relatifs aux films projetés en séances scolaires ou durant le festival. Nous encouragions les enseignant-e-s à les aider à mettre en forme leurs idées et à les restituer comme de vrais critiques de cinéma.

Après examen des 46 textes reçus, le jury a décidé de primer les auteurs suivants :

Elma Ramos (HETS-FR) remporte une carte à 5 entrées pour le FIFF 2019, pour sa critique du film “Packing Heavy“.

L. Valentin (11b, CO de Jolimont) remporte une carte à 5 entrées pour le FIFF 2019, pour sa critique du film “La Belle et la meute“.

Stéfane Henriques Gomes (ECGF) remporte une carte à 5 entrées pour le FIFF 2019, pour sa critique du film “The Golden Dream” (“Rêves d’or”).

Quentin Minder (11b, CO de Jolimont) gagne 2 entrées au cinéma pour sa critique du film “La Belle et la meute“.

Guillaume Gossin, David Molleyres, Claire Voirol et Elora Wicht (HETS-FR) remportent chacun une entrée au cinéma pour leur critique du film “The Golden Dream” (“Rêves d’or”).

Paulette Pott, Leïla Humbert, Eltelvina Engel et Caroline Currit (HETS-FR)  obtiennent chacune 1 entrée au cinéma pour leur critique du film “La Belle et la meute“.

Samantha Mitrevic, Alessia Urso Russo-Massa, Mael Schuppisser et Isabel Thill (HETS-FR) remportent chacun 1 entrée au cinéma pour leur critique du film “La Belle et la meute“.

Tamara W., Lara S., Asiba S., Sara E. (Fachmittelschule Fribourg) obtiennent chacune 1 entrée au cinéma pour leur critique du film “La Jaula de Oro” (“Rêves d’or”). / cgs – Photo FIFF – Nicolas Brodard.

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Walking with the wind, de Praveen Morchhale

Sept  kilomètres, c’est ce que parcourt chaque jour Tsering âgé de 10 ans pour rejoindre son école, se trouvant dans l’Himalaya. Quand un jour, en essayant d’attraper un papillon, il casse  la chaise de son camarade. Ce film nous plonge dans le quotidien de ce petit garçon qui contre toutes attentes va se transformer en long voyage vers sa vie d’homme.

Walking with the wind, film fiction de Praveen Morchhale, réalisateur d’origine indienne n’est pas à son premier film. En effet il a aussi réalisé le film “Barefoot to goa”.

“Marcher avec le vent”, ce nom peut paraître un peu ennuyant aux premiers abords, mais on se laisse vite surprendre par le film avec ces décors surréalistes de terre rouge et de désert. Ce film est vraiment captivant, toutefois, je ne sais pas si j’ai apprécié ces longs moments de marche quand Tsering rentrait de l’école par exemple. Il est vrai que cela nous montre la longueur du chemin et c’est comme si on le vivait nous aussi. Mais tout compte fait,  au bout d’un moment ces scènes deviennent vite lassantes et on a  envie de passer à la suite.

Une chose  très agréable:  il n’y a pratiquement pas de musique rajouté au film: on entend la clochette de l’âne quand il traverse le désert silencieux, le bruit de la rivière qui coule doucement, et tout cela fait tout le naturel et le charme du film.

Une histoire remplie de réalité qui nous permet de constater ce qui se passe dans une partie du monde éloignée de nous,  mais raconté avec tant de douceurs que l’on reste captivé.

Vanessa Papaux, 18 ans, ECGF

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The Golden Dream (Rêves d’or), de Diego Quemada-Diez

The Golden Dream est un long-métrage dramatique hispano-mexicain réalisé  en 2013.  Diego Quemada-Diez raconte la belle histoire de trois adolescents guatémaltèques qui décident de changer totalement le cours de leurs vies en émigrant aux Etats-Unis, mais tout ne va pas se passer comme prévu tout au long de ce fastidieux périple…

Dès les premières minutes du film, nous sommes plongés dans l’atmosphère glauque et démunie des bidonvilles guatémaltèques et imaginons déjà les choses horribles qui ont pu s’y passer. Le film commence avec une scène forte : une jeune fille se coupe les cheveux et se ligote la poitrine… Karen Pineda, interprète de Sara dans le long-métrage, a su rendre cette scène très réaliste, plausible, et le gros plan sur son visage ne fait qu’accentuer la véracité de la scène, en démontrant plus amplement les émotions de la jeune fille.

Une scène m’ayant particulièrement interpellé est celle où un jeune homme traverse une énorme déchetterie, l’amplitude de celle-ci est fortement accentuée par un beau travelling, où plusieurs personnes ‘’ font leurs courses’’ ce qui atteste encore une fois de la rudesse de la vie dans ce pays et qui nous permet aussi de mieux comprendre les envies de changer de vie des protagonistes. La bande-son joue aussi un grand rôle dans la transmission des sentiments aux spectateurs, comme par exemple la scène au début du film, où la caméra en plan poitrine filme Juan, la tête appuyée contre la vitre du bus, l’air mélancolique…

Pour conclure, je conseille vivement le visionnage de ce film, non-seulement aux adultes et aux personnes âgées, mais aussi et surtout aux jeunes, car ce sont eux qui peuvent changer le monde dans lequel nous vivons. Ce film est un pur chef d’œuvre au niveau de la transmission des sentiments aux spectateurs… Il paraît si réel et les acteurs jouent leurs rôles tellement à fond, que je me suis parfois demandé si ce que je regardais était un long-métrage ou un docu-fiction.

Stéfane Henriques Gomes, 16 ans, ECGF (1P1)

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The Men with Blue Dots, de Dorjsuren Shadav

The men with the blue dots est une réalisation du mongol Dorjsuren Shadav, produite par DOZ Entertainment en 2012. Cette fiction raconte l’histoire d’un jeune orphelin mongol du nom de Gvnbold qui part en France.

Gvnbold part à la recherche de son frère à Paris, où il va se perdre et essayer de survivre. Il va rencontrer un autre mongol qui, lui ,parle français et lui propose de chercher son frère en échange d’argent.

Le réalisateur nous fait voyager des immenses steppes mongoles aux sombres quartiers de Paris. D’un côté une grande profondeur de champ et de magnifiques balayages des steppes accompagné de musique traditionnelle et de l’autre des caméras fixes et des scènes assez sombres avec de la musique française dont les paroles sont bien appropriées aux situations.

Dorjsuren Shadav utilise une sorte de bip lorsqu’un problème surgit ou qu’une situation se renverse, cela met en éveil le spectateur.

J’ai beaucoup aimé l’utilisation de la surimpression lors du voyage Mongolie-France. Lorsque Gvnbold parle de ses chevaux pendant les paris avec Jaamaa, le réalisateur utilise un gros plan qui nous captive, on ressent toute la passion du protagoniste envers ses chevaux.

J’ai adoré l’explosion de musique et de couleurs à la fin du film, c’était très fort émotionnellement. Je n’ai pas trouvé le scénario exceptionnel, mais les décors et l’authenticité du jeu des acteurs, surtout celui des grand-parents, compensent sans effort tous les petits défauts de ce film.

Ce que j’ai surtout retenu de cette expérience visuelle,  c’est que la Mongolie est le plus beau pays au monde et j’ai encore plus hâte de le visiter.

Chappuis Chloé, ECGF, 1PS1

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La Belle et la Meute (Beauty and the Dogs), de Kaouther Ben Hania

Mariam, 21 ans, rencontre lors d’une soirée organisée par son foyer à Tunis, un jeune homme prénommé Yousseph. Plus tard dans la soirée, ils décident de se balader sur la plage quand soudain, trois policiers les interpellent puis leur demandent une rançon. N’ayant pas d’argent sur eux, Yousseph est retenu par l’un des policiers pendant que Mariam subit des violences sexuelles dans le véhicule de fonction. Ce film retrace les péripéties d’une femme qui a subi un viol, à travers des obstacles administratifs et émotionnels.

Dans le thriller tunisien de Kaouther Ben Hania, la réalisatrice nous projette directement dans la peau de Mariam. Les longs plans-séquences ainsi que la bande-son participent à l’ambiance pesante qui nous suit durant toute la projection. Par son choix de ne pas mettre en scène l’acte du viol, elle déplace l’attention du spectateur sur l’atrocité d’un viol physique à celle d’un viol moral par les difficultés des procédures qui s’en suivent. Le but ici n’est pas de choquer, mais de faire réagir et sensibiliser le grand public à cette problématique.

Nous avons beaucoup apprécié le choix de ne pas montrer la scène complète du viol. Cela reflète une certaine réalité, car comme l’a dit la réalisatrice, lorsqu’une personne subit des violences sexuelles, nous ne sommes pas présents, mais nous devons l’accompagner dans toutes les difficultés qui en suivent.

La réalisatrice dénonce une réalité sociale dans une vision de l’humanité critique, voire plutôt pessimiste. Elle accuse les différents acteurs comme le personnel soignant et la police de ne pas user de leur pouvoir d’agir pour venir en aide à une jeune femme dans le besoin. Ceux-ci préférant se cantonner à leur cahier des charges tout en gardant leur fonction et leurs privilèges.

Ce film nous a fait traverser plusieurs émotions. Tout d’abord de l’injustice, car trop peu de personnes ont pris en considération la gravité de la situation. Lors de cette soirée de calvaire, nous avons également ressenti de la peur et parfois même de la colère. Nous étions révoltés, nous voulions faire bouger les choses, mais nous nous sentions comme enfermés dans ce système si dur et aux mécanismes si tranchants.

Cela nous a fait prendre conscience de notre pouvoir d’agir et de l’importance de notre implication dans le travail social. En effet, si une situation critique est bien accompagnée, elle sera alors beaucoup moins compliquée à traverser pour la personne elle-même et son entourage… Mais également pour le professionnel qui se sentira alors concerné et donc utile dans sa profession. Ce thriller tunisien met en avant ce manque presque total de compassion et d’écoute. Il illustre également le débordement des structures étatiques qui considèrent une situation si dure et particulière comme une situation banale, dans une indifférence déconcertante.

Etudiants à la haute école de travail social de Fribourg

Samantha Mitrevic, Alessia Urso Russo-Massa, Mael Schuppisser, Isabel Thill

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La Belle et la Meute (Beauty and the Dogs), de Kaouther Ben Hania

L’histoire se déroule en Tunisie. Un jeune femme, Mariam, subit un viol, Toute la complexité de l’histoire se joue sur ses agresseurs car il s’agit de policiers. Mariam accompagnée de Youssef décide de se battre et d’aller porter plainte pour obtenir gain de cause. S’en suit plein de péripéties au poste de police, à l’hôpital, etc. Le film est réalisé en 9 plans séquences, ce qui nous immerge vraiment dans la peau du personnage. Cela nous donne aussi une notion du temps. Il m’a vraiment plu. L’histoire est touchante d’autant plus car elle est tirée d’une histoire vraie. Le jeu d’acteur est très bon, rien a redire : je conseille.

Baptiste Aziz 11b

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Victor Young Perez, de Jacques Ouaniche

Victor Young Perez retrace la vie du champion du monde de boxe juif franco-tunisien, de sa jeunesse à Tunis, en passant par son ascension et ses différents titres pour se finir pendant son emprisonnement à Auschwitz.

On assiste aux dures tâches d’un condamné qui ne peut que s’appitoyer sur son sort, lui face au Nazis qui sont prêts à le voir mourir sans scrupules. Si l’on ne peut pas reprocher le portrait de ce personnage, la réalisation est quant à elle un peu faiblarde, passant d’épisode de sa vie à un autre sans réelles transitions. Un très bon jeu d’acteur pour le héros, Brahim Ashloum, qui tient son premier rôle au cinéma, porte le film sur ses épaules et s’en sort avec les honneurs.

Une scène de boxe finale assez éprouvante à regarder mais qui est le point d’orgue du film. Un bon film mais manquant un petit peu de narration et de précision pour marquer encore plus les esprits, comme la proximité avec les autres intervenants.

Scénarisé dans des couleurs sombres car le thème le veut, des retours dans le passé très intéressants. Une très bonne qualité de film qui jongle entre la boxe et les camps de concentration.

Pour conclure, je dirais que c’est un film de qualité qui mérite qu’on le voie, pour sa qualité d’image, de son, et son histoire scabreuse.

Arthur Pilloud, ECGF

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